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Les pays Bédik et Bassari.

Situés tous les deux dans une région accidentée, la seule région vallonnée du Sénégal, difficile d’accès et aux frontières avec les deux Guinées, ces pays restent à l’écart des grands passages touristiques. C’est dommage pour leur économie et pour les touristes qui passent à côté d’un voyage aux souvenirs inoubliables…. mais en même temps… Continue la lecture

Quelques liens

  • Sénégal oriental : un site très complet pour découvrir ce qu’est le Sénégal oriental et préparer un voyage là-bas.

Sur le parc du Niokolo Koba :

– pour se loger :

– pour mieux connaître le parc, sa faune et sa flore :

Sur les pays Bédik et Bassari :

– pour se loger :

– pour mieux connaître ces deux régions :

4ème jour : Visite du pays Bédik et arrivée chez les Bassari.

Après un petit déjeuner « local », montée à pied au village bédik d’Ethwouar (village natif de notre guide). Lors de la montée on croise des défricheurs de forêt qui, une fois brûlé le terrain, vont en faire un champ. C’est un système collectif de corvée : chacun s’entraide à tour de rôle. Pause « eau » devant une pierre sacrée qui arrêta selon la légende, les Peuls. Derrière cette pierre, des abeilles dans un gros baobab ne piquaient que les ennemis..! Tous les villages bédiks sont sur les hauteurs afin de se protéger des peuls musulmans qui cherchaient à les convertir de façon un peu violente ! Les Peuls se sont installés dans la vallée. Mais aujourd’hui la coexistence pacifique permet aux bédiks de redescendre pour une vie plus facile. A Ethwouar seules deux familles restent représentant, malgré tout, 50 personnes !!
Nous continuons jusqu’au puits du village, relativement éloigné et qui faute d’entretien, ne donne de l’eau qu’une petite partie de l’année, obligeant les femmes à descendre chercher l’eau en bas et à remonter avec leur seau sur la tête !!!
Nous redescendons à Bandafassi, nous retrouvons notre 4X4 et prenons la piste « pleine de trous énormes » pour Salemata, cœur du pays Bassari. Un arrêt nous permet de tester les lianes délivrant leur eau précieuse en forêt. Nous rencontrons des Peuls emmenant leurs vaches sur un marché, attachées par 2 ou 3. L’une d’elles s’étant cassée la patte, ils vont devoir l’abattre. Ce qui est catastrophique car Marc nous explique que les gens n’ayant pas confiance dans les banques placent leur argent dans le bétail. Les vaches représentent donc leur « coffre-fort bancaire » et leur « sécurité sociale » : en cas de pépin de santé, ils vendent une bête !!
Déjeuner encore très « local » chez Gilbert à Salemata : personnage très extraverti et drôle. Il nous raconte ses problèmes avec son propriétaire qui ne veut pas financer de travaux d’améliorations. Il est donc en train d’installer son propre campement sur son terrain un peu plus loin !
Piste complètement chaotique vers le village bassari d’Ethiolo à travers des champs de coton récoltés, de même pour les champ de mil dont nous pouvons apercevoir la paille étalée sur le sol.
Arrivée à notre campement du soir chez Balingo, récupération de notre case puis ballade vers la place du village où nous attendent les « éternels » vendeurs de colliers, ceintures, masques, etc….. A la redescente nous traversons l’école et rencontrons les instituteurs : la conversation s’engage. Présence de 260 élèves pour 7 classes soit plus de 30 par classe mais beaucoup moins qu’en ville où ils peuvent aller jusqu’aux extrêmes de 120, la moyenne étant autour de 60 ! Nous arrivons ensuite sur le chantier de construction de la case logement de l’infirmier, à côté de la case santé. Un entrepreneur bénévole des Alpes de Haute-Provence est là un mois pour démarrer le chantier et les former. Rentrée au campement, pour Nicole et Françoise douche commune, en plein air, au seau, derrière un rideau de paille. Puis dîner à la belle étoile, assis par terre sur une natte, autour d’un plat collectif où chacun puise avec sa cuillère. Nous dînons avec trois français dont l’un, Denis, est depuis 25 ans au Sénégal et habitué de la maison. Le repas est l’occasion d’une discussion de politique locale intéressante et instructive entre le chef du campement Balingo et Denis.
Coucher à 21h30 avec une lampe tempête, peu efficace, ne permettant ni de lire, ni d’écrire dans la case ! Nous déplions les moustiquaires et éteignons.
A bientôt pour la suite….

Parcours dans le Niokolo Koba : 2ème et 3ème jours

Bonjour,

Départ 8h de Wassadou pour Dar Salam, entrée du parc où nous arrivons après une heure de route pour prendre notre guide officiel Bana.Une nuée d’enfants se jette suer la voiture : « bouteilles, bouteilles…. » mais c’est pour vider l’eau, y mettre du sable ou jouer au foot….!!! Le safari commence.
On voit d’abord des jolis fleurs jaunes, puis un phacochère, des singes, quelques antilopes et beaucoup de termitières géantes appelées cathédrales. Repas de midi à l’hôtel Simenti. Autour de « l’hôtel » plein de singes verts encore appelés singes « voleurs », qui observent et n’hésitent pas à sauter sur la table pour voler le pain, les cacahuètes, le sucre….
Une pause de 2h nous permet de les observer tout à loisir, de même qu’une troupe de babouins, moins avenants, le gros mâle n’hésitant pas à attaquer… mais finissant par reculer devant le bâton. Sur la table désserte 2 lance-pierres avec munitions…. pour faire peur aux singes verts effrontés et voleurs ! Départ pour le safari de l’après-midi.
Au gué de Damantan on nous montre dans un enclos, la seule panthère que nous verrons de près. En fait sa mère ayant été tuée alors qu’elle était toute petite, elle n’a pas pu apprendre à chasser par ses propres moyens, les essais de lâchage ont donc toujours râté. Après la passage à une mare où nous admirons de nombreux oiseaux, nous nous rendons au campement du Lion pour le bivouac du soir ! Nous sommes au bord de la Gambie, seule salle du bain du lieu bien que l’on aperçoive des crocodiles sur l’autre rive. Nous remontons pour ne pas déranger quelques « locaux » en train de se laver à poils. Nicole y redescendra un peu plus tard pour se laver mais dans la quasi obscurité ! Repas au seul éclairage du feu de bois, cérémonie du thé (attaya) assurée par Bana sur son tout petit brasero, puis fin de soirée avec des contes africains. Bana est un vrai conteur africain !
Nuit quelque peu agitée dans les tentes car vers 5h du matin, une panthère vient rôder, feulement auquel répond immédiatement le concert effrayé des singes verts dans les arbres autour….Nous n’osons pas sortir malgré l’envie qu’a Nicole de faire des photos. Au matin Bana, qui a passé une partie de la nuit près du feu, nous confirme le passage du fauve qu’il a réussi à faire fuir !
Après un petit déjeuner « standard » (c-a-d thé ou nescafé en sachet, eau chaude, baguettes et petites portions de beurre et confiture comme dans les hôtels français), direction « Le Grand Mirador » sur la Gambie. Sur la piste une hyène que nous suivons quelques temps et voyons d’assez près avant qu’elle ne s’enfonçe dans la brousse, puis quelques phacochères et des antilopes grandes ou petites.
Au Grand Mirador, point de vue magnifique sur la Gambie qui fait un coude, plein de crocodiles…..puis retour à Simenti pour un déjeuner couleur locale « tieboudiène » (riz aromatisé avec poisson de la Gambie).
Après le déjeuner, direction la sortie du parc. Nous voyons encore de nombreuses antilopes, des phacochères, des pintades. Le parc est plein de troupes de pintades bien dodues !
Nous laissons Bana à Dar Salam, direction Mako où nous traversons la Gambie et admirons du pont les lavandières, les premières collines apparaissant, puis Kedougou que nous traversons, enfin une piste plus petite jusqu’à Bandafassi et notre hébergement du soir chez Léontine. Nous sommes couverts d’une poussière de latérite…..entre Mako et Kedougou, la route en réfection nous obligeait à slomer sur les pistes des côtés et à nous arrêter à chaque croisement de camion, le nuage de poussière nous aveuglant complètement.
Chez Léontine nous sommes en pays Bedik, minorité venue du Mali, fuyant les musulmans qui voulaient les convertir. Ils étaient animistes mais ont été convertis au christianisme vers 1950 avec l’arrivée des missionnaires. Ils restent chrétiens-animistes !
Il fait chaud, y compris dans les cases, et la lumière (faible) est donnée de 18h à 01h du matin. Eau tirée du puits malgré des WC et une douche installée, mais sans eau courante !
Au dîner, du fonio (céréale proche du riz mais plus fine) avec un ragoût de bœuf, carottes, navets, patates douces. Nous rencontrons notre guide pour les jours qui viennent, Marc Keita, bedik de Bandafassi. Séjour très convivial, case simple mais très propre.