Archives pour la catégorie Périple dans le Sénégal Oriental

Le parc du Niokolo Koba

Ce parc couvre la moitié de la superficie du Sénégal oriental. La meilleur période pour le visiter se situe entre novembre et mars et plus particulièrement de janvier à fin mars pour voir un maximum d’animaux. Par contre la végétation et les paysages seront moins beaux ! Continue la lecture

10ème et dernier jour : Ombrine – Fadouith – Dakar

8h : Petit déjeuner occidental avec une délicieuse confiture de mangue faite par la propriétaire (mâtinée corse/bretonne). Vers 8h30 nous embarquons sur une pirogue avec un guide pour faire « la petite amazonie » : balade cette fois-ci dans des bolongs très étroits où nous sommes même parfois obligés de nous pencher pour passer. Quelques oiseaux bravant le vent mais surtout…. des palétuviers, des petits, des grands, des enchevêtrements… ! Nous atteignons Missirah où nous attendent notre chauffeur Oussin, le 4×4 ainsi qu’un guide local nous emmenant voir le fromager millénaire (le plus vieux du Sénégal apparemment) ! Celui-ci nous explique qu’il est en contact avec une association de Machecoul à qui il propose des projets de développement : le message est compris… il souhaite un pourboire…. nous lui donnons 1000 CFA !! C’est à chaque fois la même chose : un truc à voir / un guide / un pourboire… !)
Nous reprenons la voiture direction Foundiougne où notre chauffeur veut essayer de prendre le bac de 11h30 pour traverser le Saloum et rejoindre Joal-Fadiouth où nous devons déjeuner. Pour cela il prend des raccourcis c’est-à-dire des petits chemins de sable traversant plein de villages isolés….! Nous arrivons à 11h45 mais le bac est là, attendant la livraison de gas-oil ! C’est bien pour nous…!!! Quelques emplettes aux vendeurs de trottoir en attendant. Le gas-oil arrive mais devant l’état des moteurs, les fuites de gas-oil, Christian est très sceptique sur notre chance de partir et de passer ! Mais si ! Cela le fait et finalement nous débarquons de l’autre côté sans trop d’encombre ! Nous arrivons vers 14h30 à la Taverne des Pêcheurs où nous sommes attendus pour manger ! Tenue par un européen, très bonne cuisine et très joli cadre en bord de mer.
L’après-midi, une pirogue nous emmène voir dans une île les greniers à mil sur pilotis et des …… artisans locaux qui nous arnaquent joyeusement !! puis le cimetière mixte chrétiens-musulmans. Ici nous sommes au pays des Sérères, ethnie majoritairement chrétienne, mais la cohabitation avec les quelques musulmans est harmonieuse et il y a de nombreux mariages mixtes. Nous traversons ensuite la passerelle de 400m en bois pour visiter le village typique de Fadiouth où règnent partout les coquillages jusque dans la construction des maisons ! De nombreuses salles de palabres, mais aussi pas mal de cochons traînant un peu partout à la place des habituelles chèvres ! A la sortie du village monument pour le centenaire de la naissance de Léopold Senghor (1906-2006), ce dernier étant natif de Joal.
Retour à la voiture pour Dakar où nous arrivons à 20h10.
Périple très beau et très dépaysant mais tout le monde est content de retrouver de vrais sanitaires et de vrais lits !

 

 

 

 

 

9ème jour : Keur Bambung – L’île de Kathior

Départ 8h pour une balade en kayak de mer à travers la mangrove. Nicole est inquiète car le vent s’est encore levé…. mais finalement nous partons : Nicole et Christian dans un kayak, Françoise, Pierre et la stagiaire dans un autre et le guide dans un troisième. Cela se passe bien mais le vent souffle fort dès que le bolong s’élargit et occupés à ramer nous ne voyons pas grand chose : quelques pélicans, un héron Goliath… On négocie un raccourcissement pour faire le sentier pédestre : quelques explications sur les arbres mais vraiment peu documenté !!!
Après le repas, seules Nicole et Françoise repartent pour un sentier écologique, Christian et Pierre restant se reposer. Balade à pied à marée basse dans les mangroves, c’est la plus intéressante des 3 activités même si nous en ressortons les pieds vaseux !! Il nous explique comment poussent les 3 sortes de palétuviers, comment ils en replantent tous les ans pour agrandir la mangrove et les zones d’alevinage. Puis vers 16h, nous prenons à pied la piste pour l’embarcadère de Sipo avec la charrette et son âne pour porter nos bagages. Nous reprenons un bateau pour atteindre le campement de l’Ombrine, notre dernier avant le retour sur Dakar.
Campement très agréable, aménagé avec goût. Les maisons / cases en bois couvertes de paille ont une salle de douche avec WC à l’intérieur…. Le propriétaire est un ancien pharmacien français qui s’est reconverti dans la charpenterie marine puis a construit ce campement… Nous faisons le tour, admirant plein d’oiseaux venant pour certains se ravitailler dans leur poulailler !
Apéro et dîner avec les propriétaires permettant une longue discussion intéressante.

Dernière soirée bien agréable, nous nous couchons vers 10h en panne rapidement de lumière (les batteries sont vides !).

8ème jour : Palmarin – île de Keur Bambung

Réveil à 7h30 au bruit du ressac…. Direction embarcadère de Djiffère. Un vent terrible s’est levé, les pêcheurs ont interdiction de sortir en mer… quelqu’un nous prévient ironiquement que nous aurions dû nous mettre directement en maillot de bain… Le fleuve étant agité, l’embarquement est difficile mais ce fait malgré tout. Ils enveloppent soigneusement nos bagages, nous installent un grand plastique bleu en paravent derrière nous et à revenir sur nos têtes… C’est le départ pour une traversée épique ! Les giclées de paquets d’eau commencent, Christian et Pierre sont trempés, Nicole panique…. et nous ne voyons pas grand chose cachées sous le plastique. Une accalmie arrive heureusement permettant de mieux s’organiser pour la suite. Le paysage est vraiment beau et nouveau : des palétuviers avec leurs huîtres attachées sur leurs racines aériennes, des oiseaux sur tous les bancs de sable, parfois on croirait qu’ils marchent sur l’eau tellement elle est peu profonde… Nous voyons beaucoup de hérons notamment les grands Goliath magnifiques mais farouches et s’envolant dès notre approche, d’aigrettes blanches et noires, plusieurs groupes de pélicans, un groupe de flamants roses et même…… quelques dauphins qui sautent rapidement autour de nous mais impossible de les photographier !!
Le pique-nique sur une île est super. Nos guides nous font griller sur un feu de bois les quelques huîtres décrochées sur une branche de palétuvier, elles sont délicieuses… Lotte grillée, fruits puis les 2 thés traditionnels… et nous reprenons la pirogue sur une eau beaucoup plus calme. Arrivée au campement de Keur Bambung, situé dans une aire maritime protégée, vers 16h. Nous nous baignons un peu puis une promenade le long des étendues de sable nous permet de voir que de très rares oiseaux, ceux-ci cachés pour éviter le vent fort. Par contre les bêtes sont là, nous les entendons se sauver dès que nous approchons des arbres… et il y a plein de traces sur le sable….
Nous rencontrons un couple d’italiens et une jeune stagiaire française arrivée hier pour 3 semaines de stage dans le cadre d’un master tourisme mais qui pense déjà à le raccourcir à 2 semaines…!!!

Retour aux cases vers 21h30 ! Pas de lumière aux sanitaires extérieurs, espérons ne pas avoir besoin de nous lever cette nuit !!!

7ème jour : En route vers le Siné Saloum

Petit déjeuner 6h30 ! Départ 7h15 ! Grosse journée voiture et piste….. Direction Tambacounda, Kaolack (arrêt déjeuner au Relais au bord du Saloum), Fatik, quelques inquiétudes pour la voiture qui fait un bruit bizarre (peut-être les roulements d’après Christian…), mais nous repartons et arrivons finalement sans encombre à notre campement de Palmarin. Pratiquement 800km !!
La route continue de nous réserver quelques agréables surprises : traversée d’une famille de phacochères avec 2 petits, 2 ou 3 bandes de singes, 1 rollier d’Abyssinie. Puis c’est un paysage très sec avec de nombreux villages qui semblent très pauvres, des troupeaux nombreux mais aux bêtes faméliques.
Autour de Kaolack arrivent les marais salants du fond du Delta et les sacs de sel tout le long de la route succèdent aux sacs de charbon de bois !
Sur les derniers kilomètres le paysage change à nouveau, nous sommes au bord du delta et nous croirions rouler sur une plage… sable plat à perte de vue… Nous traversons une forêt de palmiers rôniers magnifiques, ensuite quelques très gros baobabs que l’on voit de loin.
Le campement de Palmarin est au bord de l’océan et nous allons y tremper nos pieds, marcher le long de la plage, ramasser quelques beaux coquillages ! Puis nous allons au port et assistons au déchargement d’une pirogue de pêcheurs : soles, capitaines (bars), poissons-perroquets, poulpes, etc…
Nous rentrons pour le dîner, les moustiques attaquent !!!! Très bon menu de la mer et discussion sur Dakar et la politique avec notre chauffeur Oussin : le contexte s’y prête !!! Coucher après une pause pour Pierre et Françoise face au bruit agréable du ressac de la mer.

6ème jour : Piste des cotonniers vers campement Mako.

Départ pour Nicole et Christian, à la pile électrique à 6h30 vers Dandé, village situé  sur le plateau d’où jaillit la cascade. La piste est très caillouteuse et rapidement très raide. Pourtant, en chemin ils croisent de nombreux écoliers descendant à toutes jambes vers l’école et rencontrent d’autres personnes grimpant avec leur vélo sur l’épaule !!!!! Ils sont habitués !!! Le spectacle du lever de soleil est somptueux ! Françoise et Pierre y ont renoncé, craignant le manque de souffle. Ils en profitent pour visiter le village et sa place et achètent 4 nouvelles mangues ! Heureusement que Marc avait donné le prix, ce qui évite de se faire avoir ! 9h30, retour de Nicole et Christian et départ vers le marché de Kédougou. Marc nous y guide, nous présente les produits et négocie pour nous divers achats : calebasses, coton peint à l’indigo (spécialité de Kédougou), beurre de karité nature. Nous repartons pour Bandafassi pour le déposer et prendre congé de lui ! Il cède gentiment à Françoise son hamac acheté chez Balingo.
Nous reprenons la route pour notre campement de Mako par la piste des cotonniers. Malheureusement les champs de coton sont récoltés depuis décembre, nous ne verrons que quelques balles le long de la route, en attente du camion pour aller à l’usine d’égrainage ! Nous avons la chance d’observer les ruches en paille installées dans les arbres à la façon de Marc ! Nous arrivons au campement de chasse de Mako, bien secoués, pleins de poussière ocre (de latérite) vers 13h30. Repas à l’occidentale puis balade le long de la Gambie après un passage à la piscine et quelques brasses pour se rafraîchir.
Le soir apéro pastis et dîner avec des francolins grillés !!
Retour aux cases vers 21h30 et shampoing avant de se coucher, nos cheveux étant couleur latérite !!!!

 

 

5ème jour : Bassari et chute de Dindéfélo

Après un petit déjeuner collectif, nous partons vers 8h en direction de notre prochain campement « les Dogons du Fouta » situé à 3km de la frontière de la Guinée-Conakry. Plusieurs arrêts rythment notre parcours :
– Au pied d’un baobab, où Marc fait le singe pour nous attraper des pains de singe !
– Bandafassi où Marc dépose un gros sac de maïs acheté pour sa famille : l’hivernage n’ayant pas été bon, il risque de manquer de nourriture.
– Un infirme qui tresse des ruches en rotin Françoise, intéressée, en achète une. Marc lui donne force explications sur comment la rendre étanche à la pluie à l’aide de bouse de vache fraîche, comment l’installer dans l’arbre et comment récolter le miel !! A transmettre à Eric !!
–  un mini-marché de villageois bédik descendus de la montagne vendant pain de singe (fruit du baobab), tamarin, bissap….. Nous achetons 1 grand sac de bissap et un peu de tamarin.  Au fil du séjour le coffre se remplit de plus en plus laissant peu de place à celui qui est dedans…!!!!
– Dernier arrêt pour voir un calebassier : 3 ou 4 belles calebasses vertes sont accrochées à l’arbre. On fouille bien au pied mais aucune n’est assez belle pour mériter le coffre !
Arrivée à notre campement vers midi. Une fois nos cases attribuées nous faisons (Françoise et Nicole) un peu de lessive : crucial car nous commençons à être vraiment à court de fringues mettables !!
Repas puis une bonne pause : écriture pour Françoise, visionnement de nos dernières photos, repos…
Vers 16h, à la fraîcheur, nous partons pour une promenade vers la cascade de Dindéfélo : 3/4 d’heure d’un sentier pierreux, d’abord au soleil puis à l’ombre des arbres. La cascade descend le long d’une haute muraille schisteuse toute feuilletée. L’eau est très, très fraîche…. Nicole y va jusqu’aux fesses, Marc y plonge d’un coup ! Il y fait bon. Retour agréable mais nous retrouvons la chaleur à l’arrivée. Nous discutons à l’ombre sur un banc et …. arrivée de Marc avec une surprise…. Il nous a trouvé 5 mangues à… 25 CFA pièce (soit environ 32 centimes d’euros). Il avait refusé qu’on en achète le matin sur la route à 50 CFA, traitant les gens de voleurs !!
Après le repas nous avons une grande discussion intéressante avec Marc autour de la crémation qu’il a du mal à comprendre, du respect et du traitement des morts chez eux et du fait qu’il faille payer cher chez nous pour enterrer nos morts.
Au lit vers 21h30 avec comme éclairage nos piles électriques, leur batterie de capteurs solaires ayant rendu l’âme !

4ème jour : Visite du pays Bédik et arrivée chez les Bassari.

Après un petit déjeuner « local », montée à pied au village bédik d’Ethwouar (village natif de notre guide). Lors de la montée on croise des défricheurs de forêt qui, une fois brûlé le terrain, vont en faire un champ. C’est un système collectif de corvée : chacun s’entraide à tour de rôle. Pause « eau » devant une pierre sacrée qui arrêta selon la légende, les Peuls. Derrière cette pierre, des abeilles dans un gros baobab ne piquaient que les ennemis..! Tous les villages bédiks sont sur les hauteurs afin de se protéger des peuls musulmans qui cherchaient à les convertir de façon un peu violente ! Les Peuls se sont installés dans la vallée. Mais aujourd’hui la coexistence pacifique permet aux bédiks de redescendre pour une vie plus facile. A Ethwouar seules deux familles restent représentant, malgré tout, 50 personnes !!
Nous continuons jusqu’au puits du village, relativement éloigné et qui faute d’entretien, ne donne de l’eau qu’une petite partie de l’année, obligeant les femmes à descendre chercher l’eau en bas et à remonter avec leur seau sur la tête !!!
Nous redescendons à Bandafassi, nous retrouvons notre 4X4 et prenons la piste « pleine de trous énormes » pour Salemata, cœur du pays Bassari. Un arrêt nous permet de tester les lianes délivrant leur eau précieuse en forêt. Nous rencontrons des Peuls emmenant leurs vaches sur un marché, attachées par 2 ou 3. L’une d’elles s’étant cassée la patte, ils vont devoir l’abattre. Ce qui est catastrophique car Marc nous explique que les gens n’ayant pas confiance dans les banques placent leur argent dans le bétail. Les vaches représentent donc leur « coffre-fort bancaire » et leur « sécurité sociale » : en cas de pépin de santé, ils vendent une bête !!
Déjeuner encore très « local » chez Gilbert à Salemata : personnage très extraverti et drôle. Il nous raconte ses problèmes avec son propriétaire qui ne veut pas financer de travaux d’améliorations. Il est donc en train d’installer son propre campement sur son terrain un peu plus loin !
Piste complètement chaotique vers le village bassari d’Ethiolo à travers des champs de coton récoltés, de même pour les champ de mil dont nous pouvons apercevoir la paille étalée sur le sol.
Arrivée à notre campement du soir chez Balingo, récupération de notre case puis ballade vers la place du village où nous attendent les « éternels » vendeurs de colliers, ceintures, masques, etc….. A la redescente nous traversons l’école et rencontrons les instituteurs : la conversation s’engage. Présence de 260 élèves pour 7 classes soit plus de 30 par classe mais beaucoup moins qu’en ville où ils peuvent aller jusqu’aux extrêmes de 120, la moyenne étant autour de 60 ! Nous arrivons ensuite sur le chantier de construction de la case logement de l’infirmier, à côté de la case santé. Un entrepreneur bénévole des Alpes de Haute-Provence est là un mois pour démarrer le chantier et les former. Rentrée au campement, pour Nicole et Françoise douche commune, en plein air, au seau, derrière un rideau de paille. Puis dîner à la belle étoile, assis par terre sur une natte, autour d’un plat collectif où chacun puise avec sa cuillère. Nous dînons avec trois français dont l’un, Denis, est depuis 25 ans au Sénégal et habitué de la maison. Le repas est l’occasion d’une discussion de politique locale intéressante et instructive entre le chef du campement Balingo et Denis.
Coucher à 21h30 avec une lampe tempête, peu efficace, ne permettant ni de lire, ni d’écrire dans la case ! Nous déplions les moustiquaires et éteignons.
A bientôt pour la suite….

Parcours dans le Niokolo Koba : 2ème et 3ème jours

Bonjour,

Départ 8h de Wassadou pour Dar Salam, entrée du parc où nous arrivons après une heure de route pour prendre notre guide officiel Bana.Une nuée d’enfants se jette suer la voiture : « bouteilles, bouteilles…. » mais c’est pour vider l’eau, y mettre du sable ou jouer au foot….!!! Le safari commence.
On voit d’abord des jolis fleurs jaunes, puis un phacochère, des singes, quelques antilopes et beaucoup de termitières géantes appelées cathédrales. Repas de midi à l’hôtel Simenti. Autour de « l’hôtel » plein de singes verts encore appelés singes « voleurs », qui observent et n’hésitent pas à sauter sur la table pour voler le pain, les cacahuètes, le sucre….
Une pause de 2h nous permet de les observer tout à loisir, de même qu’une troupe de babouins, moins avenants, le gros mâle n’hésitant pas à attaquer… mais finissant par reculer devant le bâton. Sur la table désserte 2 lance-pierres avec munitions…. pour faire peur aux singes verts effrontés et voleurs ! Départ pour le safari de l’après-midi.
Au gué de Damantan on nous montre dans un enclos, la seule panthère que nous verrons de près. En fait sa mère ayant été tuée alors qu’elle était toute petite, elle n’a pas pu apprendre à chasser par ses propres moyens, les essais de lâchage ont donc toujours râté. Après la passage à une mare où nous admirons de nombreux oiseaux, nous nous rendons au campement du Lion pour le bivouac du soir ! Nous sommes au bord de la Gambie, seule salle du bain du lieu bien que l’on aperçoive des crocodiles sur l’autre rive. Nous remontons pour ne pas déranger quelques « locaux » en train de se laver à poils. Nicole y redescendra un peu plus tard pour se laver mais dans la quasi obscurité ! Repas au seul éclairage du feu de bois, cérémonie du thé (attaya) assurée par Bana sur son tout petit brasero, puis fin de soirée avec des contes africains. Bana est un vrai conteur africain !
Nuit quelque peu agitée dans les tentes car vers 5h du matin, une panthère vient rôder, feulement auquel répond immédiatement le concert effrayé des singes verts dans les arbres autour….Nous n’osons pas sortir malgré l’envie qu’a Nicole de faire des photos. Au matin Bana, qui a passé une partie de la nuit près du feu, nous confirme le passage du fauve qu’il a réussi à faire fuir !
Après un petit déjeuner « standard » (c-a-d thé ou nescafé en sachet, eau chaude, baguettes et petites portions de beurre et confiture comme dans les hôtels français), direction « Le Grand Mirador » sur la Gambie. Sur la piste une hyène que nous suivons quelques temps et voyons d’assez près avant qu’elle ne s’enfonçe dans la brousse, puis quelques phacochères et des antilopes grandes ou petites.
Au Grand Mirador, point de vue magnifique sur la Gambie qui fait un coude, plein de crocodiles…..puis retour à Simenti pour un déjeuner couleur locale « tieboudiène » (riz aromatisé avec poisson de la Gambie).
Après le déjeuner, direction la sortie du parc. Nous voyons encore de nombreuses antilopes, des phacochères, des pintades. Le parc est plein de troupes de pintades bien dodues !
Nous laissons Bana à Dar Salam, direction Mako où nous traversons la Gambie et admirons du pont les lavandières, les premières collines apparaissant, puis Kedougou que nous traversons, enfin une piste plus petite jusqu’à Bandafassi et notre hébergement du soir chez Léontine. Nous sommes couverts d’une poussière de latérite…..entre Mako et Kedougou, la route en réfection nous obligeait à slomer sur les pistes des côtés et à nous arrêter à chaque croisement de camion, le nuage de poussière nous aveuglant complètement.
Chez Léontine nous sommes en pays Bedik, minorité venue du Mali, fuyant les musulmans qui voulaient les convertir. Ils étaient animistes mais ont été convertis au christianisme vers 1950 avec l’arrivée des missionnaires. Ils restent chrétiens-animistes !
Il fait chaud, y compris dans les cases, et la lumière (faible) est donnée de 18h à 01h du matin. Eau tirée du puits malgré des WC et une douche installée, mais sans eau courante !
Au dîner, du fonio (céréale proche du riz mais plus fine) avec un ragoût de bœuf, carottes, navets, patates douces. Nous rencontrons notre guide pour les jours qui viennent, Marc Keita, bedik de Bandafassi. Séjour très convivial, case simple mais très propre.

 

 

13 janvier : premier jour : direction Wassadou

Bonjour,

Après une soirée mouvementée (nous venons d’apprendre que nous avons été cambriolés à Pulnoy), nous commençons notre compte-rendu de voyage à travers le Sénégal avec Françoise et Pierre ! En voici le premier jour :
Départ 6h du matin en 4X4, petit déjeuner à Kaolak, déjeuner à Tambacounda puis route vers Wassadou, où nous logeons le soir : 750 km déjà !
Lors de ce trajet nous avons traversé une forêt de baobabs, longé le fond du delta du Saloum avec ses marais salants, vu moult termitières. Les brûlés sont encore largement pratiqués ici.
Arrivée vers 15h à notre campement de Wassadou au bord de la Gambie : chacun notre case très jolie, sommairement mais joliment aménagée. Il y règne une agréable fraîcheur sous son toit de chaume ! Vers 16h30 ballade en pirogue sur la Gambie où pendant 1h1/2 nous admirons toutes sortes d’oiseaux magnifiques : vanneaux éperonnés, vanneaux du Sénégal aux pattes jaunes, martin-chasseur bleu-vert magnifique, martin-pêcheur gris/blanc avec sa huppe, ibis hacaba, merles métalliques, ombrettes, aigle pêcheur, guêpier de perse vert, rollier d’Abyssinie, etc…. Puis c’est la découverte des hippopotames au nombre de 7.  Sur le retour toute une famille de Babouins nous observe longuement de la berge…!

Séance photos sur l’ordinateur, repas puis coucher pour une première journée déjà bien remplie !

 

A demain pour la suite….